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  <title>La Môlo&#39;s Team</title>
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  <generator>Lauyan TOWeb</generator>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 12 Mar 2010 17:17:09 GMT</pubDate>
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  <title>&#60;i&#62;Les News...&#60;/i&#62;</title>
  <description>&#60;b&#62;Prochaines courses&#60;br&#62;&#60;br&#62;Trailduconfluent le 19 juin 2010 à 18h00 et le Maratrailcatalan le 24 octobre 2010&#60;/b&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>**//Bienvenue sur le site des Môlo&#39;s ... !//**</category>
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  <title>&#60;i&#62;Nos Courses&#60;/i&#62;</title>
  <description>&#60;b&#62;Ronde du feu Ramonville 2003/2004/2005&#60;br&#62;10 km de Toulouse 2004&#60;br&#62;Corrida AGF Toulouse 2004, 2005&#60;br&#62;10 km de Colomiers 2004&#60;br&#62;10 km du Satuc à Toulouse 2004&#60;br&#62;Semi de Seysses 2004/2005&#60;br&#62;20 km Lourdes/Tarbes 2004/2005&#60;br&#62;Corrida d&#39;Auch 2004&#60;br&#62;Semi de Blagnac 2005/2006/2007&#60;br&#62;Semi de Muret 2005&#60;br&#62;Marathon d&#39;Albi 2005&#60;br&#62;Semi de Toulouse 2005&#60;br&#62;Trail de Eaunes 2005/2006/2009&#60;br&#62;Ronde des foies gras Mauvezin&#60;br&#62;2004/2005/2006/2008&#60;br&#62;Relais de Brioudes Muret 2005&#60;br&#62;20 km de Baziège 2006&#60;br&#62;Ronde givrée 2006/2007&#60;br&#62;Marathon de Paris 2006&#60;br&#62;Corrida de  Cugnaux 2006&#60;br&#62;Crêtes d&#39;Espelette 2006/2009&#60;br&#62;Trail des Citadelles 2007/2008&#60;br&#62;Trail des Sapins 2007&#60;br&#62;Trail du Cassoulet 2007&#60;br&#62;Marathon de Toulouse 2007/2008&#60;br&#62;Trail de Gruissan 2008&#60;br&#62;Marathon du Médoc 2008&#60;br&#62;Marathon de Millau 2009&#60;br&#62;Marathon de Barcelone 2010&#60;/b&#62;</description>
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  <title>Le compte rendu...</title>
  <description>&#60;b&#62;&#60;center&#62;LE TRAIL DE GRUISSAN (11) 48.5 KMS - D+ 1277m&#60;br&#62;10/02/08&#60;br&#62;Cette belle journée a commencé pour un bon petit dej en compagnie de Mic31 (organisateur des Citadelles) et Sabine. &#60;br&#62;Un départ à 8h15 un peu angoissant car je m&#39;aperçois que je n&#39;arrive pas à aspirer la boisson du camelback. Pour cause, la poudre mal diluée a tout bouché. Nous voilà donc en début de course en train de démonter tout le toutim et à se retrouver en queue de peloton ! Mais qu&#39;importe, il fait beau, nous sommes là pour courir et surtout finir ce qui est notre seul objectif.&#60;br&#62; &#60;br&#62;La 1ère partie du parcours est plaisante et ressemble à notre terrain de jeu habituel mais les difficultés liées au sol commencent à nous fatiguer. Nous buttons souvent sur les pierres et les caillasses roulent sous nos pieds. Les pieds s&#39;échauffent rapidement mais notre allure est plutôt bonne et nous sommes au 24ème km en 3h. Quelques passages ludiques d&#39;escalade nous enchantent, pour mieux déchanter à la gamelle de Lolo qui s&#39;est fait quelques égratignures.  &#60;br&#62;Au fur à mesure les kms sont de plus en plus dangereux à cause de la fatigue, nous regardons sans cesse nos pieds au détriment du paysage. Nous prenons tout de même le temps de faire photos et vidéos car nous savons ainsi que ces souvenirs resteront à jamais.&#60;br&#62; &#60;br&#62;Le 1er ravitaillement au 30ème km est le bienvenu et nous nous restaurons de soupe vermicelle et de coca.  Nous repartons après 10&#39; de pause.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lolo commence à traîner des pieds et son mental faiblit après le 35ème km. Moi ça va, quelques douleurs bien sûr, mais pas de souffrance et je pourrais continuer sur un bon rythme. J&#39;ouvre la marche et suis obligée de l&#39;attendre. Aussi, je m&#39;arrête systématiquement dès que ça monte pour le laisser souffler un peu. Il a de plus en plus mal aux attaches musculaires.  L&#39;a des gros muscles mon Lolo, mais pas sûr qu&#39;en course à pied ça serve à grand-chose…héhé. Au 42ème km nous immortalisons l&#39;événement  par une photo du passage à l&#39;Ultra… pour repartir tantôt en marchant, tantôt en trottinant.  &#60;br&#62;Le 2ème ravitaillement est au 43ème km à mon GPS. Lolo râle car il se demande s&#39;il n&#39;y a pas une erreur dans le kilométrage. Il en a vraiment marre. J&#39;essaie de lui remonter le moral en positivant mais il souffre tellement que c&#39;est en pure perte. Nous sommes rejoints par un &#34; Parisien &#34; venu se perdre dans le massif de La Clape. Il galère aussi et nous finissons les derniers kms ensemble. Je donne toujours le rythme et les encourage à courir pour ne pas mettre plus de 7h. Notre temps espéré de 6h à mi-parcours n&#39;est plus qu&#39;une utopie.&#60;br&#62; &#60;br&#62;Nous arrivons enfin au village de Gruissan, Lolo a le masque de la souffrance mais on est presque arrivé. Certains promeneurs nous font une haie d&#39;honneur pour le fun, j&#39;apprécie. &#60;br&#62;Puis c&#39;est l&#39;arrivée, sur tapis rouge s&#39;il vous plait ! 7h02&#39; pour 49,5km au gps, c&#39;est fini ! &#60;br&#62;J&#39;ai compris aujourd&#39;hui l&#39;origine de l&#39;expression &#34; casser les pieds &#34;, venez vous promener vers Narbonne-Gruissan  et vous saurez de quoi je parle !&#60;br&#62;&#60;/center&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Trail de Gruissan 2008</category>
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  <title>Le Trail des Citadelles</title>
  <description>&#60;b&#62;&#60;center&#62;Lorsque je regarde le chemin parcouru, du 10 km bitume jusqu&#39;à ce marathon des Citadelles, je me dis que tout est possible, avec de l&#39;entraînement, du courage, et accompagné de l&#39;homme de sa vie. Et je suis fière, fière de nous, nous avons fini.&#60;br&#62;Alors que dire si ce n&#39;est que nous recommandons ce trail fantastique dure, rude et pourtant fait dans des conditions climatiques idéales. Les organisateurs ont assuré un max et nous ont réservé leur meilleur accueil, merci à eux et à leur patience.&#60;br&#62;Je regrette ma blessure à la descente de Montségur qui m&#39;a fait perdre quelques moyens puisque je n&#39;étais qu&#39;au tiers de ma course… pouce gauche foulé et bras et épaule droite immobilisés. Les descentes en sont devenues plus craintives et le pas moins rapide mais en aucun moment je n&#39;ai pensé à abandonner. J&#39;ai pris du paracétamol pour la douleur sous les conseils du docteur et notable de Lavelanet (frère d&#39;AlainP qui se reconnaîtra). Les photos parleront d&#39;elles-mêmes… il ne manque plus qu&#39;à se fixer le prochain objectif… pour voyager au-delà de nous-même.&#60;br&#62;Mô&#60;br&#62;&#60;br&#62; Et bien Mô et moi, nous nous sommes posés la question du C.R, le fameux compte rendu, et pour le moment il est vrai que nous ne sommes pas trop motivés pour écrire un long compte rendu de notre trail. Alors nous avons opté pour un petit CR, de nombreuses photos et pas mal de vidéos. Ne nous en voulez pas, mais pour le moment, nous avons surtout envie de nous reposer et de soigner la petite épaule toute blessée de Mô. Nous pensons que vous aurez un très bon aperçu de ce très beau et très difficile trail des Citadelles. Nous en profitons pour remercier tous les bénévoles que nous avons croisé sur le parcours, vraiment, encore un grand merci.&#60;br&#62;Lolo&#60;/b&#62;&#60;/center&#62;</description>
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  <category>Compte rendu</category>
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  <title>La fameuse course des Crêtes</title>
  <description>&#60;b&#62;&#60;center&#62;Que dire qui ne se devine pas sur la vidéo, pas grand chose. Plus de 35°, des conditions extrêmes pour nous autres amateurs. Pour situer l&#39;événement, 2006 et 2007, 2 secours en hélico et de nombreux abandons...la salle de soin à l&#39;arrivée a été bien utile. 4 heures de course qui nous laisseront des bons et moins bons souvenirs.&#60;/center&#62;&#60;/b&#62;</description>
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  <title>Le C-R de Lolo</title>
  <description>&#60;b&#62;&#60;center&#62;Voilà, encore un de terminé. Je commencerai par un remerciement appuyé aux organisateurs et aux bénévoles qui ont été exemplaires sur cette course. Du retrait des dossards jusqu&#39;à l&#39;arrivée, aucune fausse note. Des ravitaillements tous les 2,5km et des bénévoles qui vous encourage avec un grand sourire, alors merci encore à vous toutes et à vous tous. &#60;br&#62;Les sensations sur mon 3ème Marathon sont différentes des deux autres. Là, pas de gros moment de détresse, les cuisses et mollets douloureux à partir du 30ème km, mais cela est normal. Un peu les boules lors du 35ème km lorsque ma belle me dépasse tranquillement sur la place du Capitole, mais bon je la savais à l&#39;aise sur la fin, donc pas de surprise pour moi. Ensuite, les km ont semblé long, très longs, mais la gestion des ravitaillements m&#39;a évité le pire. Quand je pense qu&#39;au 30ème km j&#39;étais sur une base de 3h55, les 12 derniers kms ont été lents, trop lents pour espérer finir sous les 4h00. 1h25 pour boucler les 12 kms, vraiment une petite moyenne, mais bon, c&#39;est la course et je sais que si j&#39;avais voulu accélérer cela m&#39;aurait été impossible tant les adducteurs demandaient grâce.&#60;br&#62; Alors pas de regret, je finis bien sans trop de douleurs et ce matin malgré quelques courbatures, le plus dur est passé. La seul chose qui me gêne c&#39;est le doute, oui, j&#39;ai douté un moment, me suis accroché, n&#39;ai pas voulu lâché et je pense que c&#39;est en fait le grand nombre de coureurs qui étaient à l&#39;agonie qui m&#39;ont aidé à tenir. Tous ces coureurs qui marchaient, qui étiraient une crampe ont été pour moi à cet instant d&#39;un grand secours. Et puis ma belle n&#39;était pas là, seul contre moi-même…..&#60;br&#62;Faut-il être un peu fou quand même de se dire pendant 10 km que ce sera bien le dernier Marathon pour moi et de penser le contraire ce matin devant mon clavier. Alors qui sait, peut être un autre l&#39;an prochain, il faut y réfléchir quand même, on ne ressort pas indemne de ce genre d&#39;épreuve, n&#39;est ce pas Alain… ?!!&#60;/center&#62;&#60;/b&#62;</description>
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  <title>Le CR de Mô</title>
  <description>&#60;b&#62;&#60;center&#62;Voici le compte rendu du marathon de Paris, vu par les yeux bleus…&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je ne reviendrai pas sur les différentes étapes abordées par Lolo, nous avons vécu ensemble ce week-end, jusqu&#39;au bout de sa souffrance. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Avec le recul, ce départ festif et joyeux est bien loin de mon ressenti de l&#39;arrivée.&#60;br&#62; J&#39;ai vu Laurent souffrir et même ne plus se souvenir de certains passages, comme ce toulousain qui nous a remonté vers la fin et qui nous a reconnu. Nous avions fait quelques kilomètres ensemble lors du semi de Blagnac. Mon lolo, concentré sur sa douleur ou sa cadence anesthésiante, ne se rappelle plus. Je lui ai montré la tour Eiffel, il ne la point vu non plus. Amnésie de souffrance, de repli sur soi. Il est seul en fait à ce moment-là.&#60;br&#62;Notre arrivée, main dans la main est fastidieuse pour lui. Je souris aux deux photographes, lui est complètement défait. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Je n&#39;ai pas aimé cette fin, sans musique, trop calme, presque triste ? Nous avançons tous, doucement, nous les marathoniens du jour.  Je regarde autour de moi, et je ne vois que des visages aux traits tirés, et la marche de l&#39;empereur reprend son rythme. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Une image pas très gaie me revient : je vois ces silhouettes noires avançant entre les grilles, docilement, et je me dis que la sortie des camps de concentration devait ressembler un peu à ça. Alors pourquoi ces idées noires moi qui suis optimiste de nature ? Juste quelques impressions funestes sans doute liée à la fatigue. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Et Lolo qui se sent de plus en plus mal, nauséeux qui n&#39;avance pas. Je l&#39;oblige à passer les barrières pour aller voir la croix rouge. Je l&#39;oblige également à se couvrir, car à cet instant il ne veut plus rien. Je suis heureuse d&#39;être avec lui à ce moment-là car je sais qu&#39;il a besoin de moi, et cette fois-ci, je suis restée. &#60;br&#62;Sous la tente, des hommes sont allongés,  tout  tremblant, essayant petit à petit de boire leur eau sucrée fournie par les sauveteurs. Au fond, un homme crie de douleur lorsqu&#39;une secouriste lui bouge la cheville. A côté de Lolo, un autre est tombé à l&#39;arrivée et saigne au visage. Voilà l&#39;arrivée des derniers, des &#34; monsieur tout le monde &#34; qui sont allés jusqu&#39;au bout d&#39;eux-mêmes pour cette fichue médaille. Je n&#39;ose imaginer l&#39;arrivée des plus de cinq heures…&#60;br&#62;Nous repartons rejoindre la marée noire en longeant  les barrières. Hélas pour moi, nous avons dépassé le ravitaillement et je ne peux donc rien prendre pour me restaurer. Heureusement, j&#39;ai pu bénéficier d&#39;une petite bouteille d&#39;eau sous la tente. A vrai dire, je me sens bien et n&#39;ai besoin de rien d&#39;autre. Seul l&#39;arrière de mes genoux me fait souffrir et puis Lolo va mieux…&#60;br&#62;&#60;br&#62;Voilà ce marathon de Paris est terminé. Il m&#39;a fait vibrer pendant plus de deux mois, j&#39;ai préparé comme chacun ici sérieusement ma préparation et maintenant c&#39;est fini et j&#39;ai pourtant un arrière goût dans la bouche d&#39;inachevé...&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il nous faut maintenant analyser la fringale de Lolo, car si on veut continuer à courir ensemble sur des longues distances, il va falloir adapter son alimentation. Car le plaisir n&#39;est plus au rendez-vous sur la fin.&#60;br&#62;Ha, au fait, bientôt la course d&#39;Espelette, et ses montagnes… Et là, c&#39;est moi qui vais en chier !&#60;/center&#62;&#60;br&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>Et celui de Lolo</title>
  <description>&#60;b&#62;&#60;center&#62;Comme tout à chacun, voila mon petit CR de ce WE fort sympathique.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je vous passerai les détails de la préparation, de l&#39;alimentation qui comme beaucoup d&#39;entre vous a été des plus stricte et je commencerai directement par ce qui me tient à cœur. Tout d&#39;abord, un grand merci à Baltha et sa tendre pour nous avoir offert le gîte et le couvert pendant un long WE de 3 jours, nous avons été accueillis avec beaucoup de gentillesse et d&#39;amitié, peut être même un peu trop de la part de &#34; chaussette &#34;, le gentil chat qui nous a empêché de dormir la veille du marathon, voila une bonne excuse toute trouvée si la course se passe mal…  Merci encore. Samedi soir, une belle collation de pâtes en compagnie d&#39;une bonne douzaine de membres du forum chez Jean-Luc que nous remercions au passage pour sa grosse gamelle de nouilles et la chaleur de son accueil. De retour chez nos hôtes, nous passons rapidement, au lit histoire d&#39;être frais et dispo pour dimanche matin, mais chaussette n&#39;est pas vraiment d&#39;accord avec nous, et nous le fait savoir tout au long de cette trop courte nuit. Debout 6h00, petit dèj, préparation et hop, le téléphone sonne, c&#39;est &#34; notre taxi &#34; (merci encore Jean-Luc), qui nous attend pour nous déposer sur la ligne de départ. Nous retrouvons sur place nos compagnons de repas de la veille et après quelques photos de circonstance, nous déposons nos affaires au vestiaire puis nous dirigeons vers notre sas de départ…..ça y est, il est presque 8h40, le départ ne va plus tarder maintenant. L&#39;ambiance est fantastique, du monde de partout, des milliers de coureurs sont là, les plus humbles aux côtés des champions, c&#39;est comme si le tour de France était ouvert à tous, et que chacun pouvait pédaler sur les traces des meilleurs. 8h45, enfin le coup de canon libérateur. Nous marchons doucement, le cortège des coureurs s&#39;étire doucement, puis près de 10 minutes plus tard nous franchissons enfin la ligne de départ sous les applaudissements de la foule, bip… le chrono est lancé. L&#39;ambiance est festive, nous cherchons autour de nous des connaissances, mais en vain, trop de monde, alors nos regards s&#39;attardent sur les magnifiques monuments et autres places qui ornent notre parcours. Y&#39;a pas à dire, Paris est vraiment la plus belle ville du monde, et sans voiture, à pied sur les larges avenues, l&#39;emplacement est de choix. Devant nous, les ballons verts nous imposent la bonne cadence, nous nous laissons donc guider tranquillement à 5&#39;40 au km. Premier, puis second ravitaillement, nickel, un peu de bousculade, mais pas de souci particulier. Nous nous dirigeons vers le semi, tranquillement, l&#39;ambiance est bonne enfant et festive, les orchestres qui parsèment le parcours et la foule admirative nous motivent vraiment. Les pompiers sont aussi là, très nombreux à encourager leurs collègues et à regarder passer les petites fesses de toutes ces belles coureuses…..25 km, le rythme reste inchangé, les mollets commencent à durcir,  rien d&#39;alarmant, mais j&#39;appréhende la suite, car je sais ce qui m&#39;attend, et je le redoute. 30ème, les choses se compliquent pour moi, les douleurs arrivent, je le savais, je le redoutais et j&#39;avais raison. La foulée devient douloureuse, plus lente, ma belle m&#39;encourage, me conseille pour m&#39;économiser, mais rien à faire, le mal augmente progressivement, je n&#39;éprouve plus de plaisir à cet instant. Seul, j&#39;aurais surement baissé les bras vers le 35ème, mais Mô est restée avec moi pour m&#39;emmener au bout, elle a sacrifié son chrono pour m&#39;aider à finir ce maudit marathon. Elle me parle, tente de me rassurer, je n&#39;entends que sa voix, plus rien d&#39;autre autour ne me motive. Allez, encore 3 km, comme à Albi, je vais me taper 12 km dans la douleur, je le sais, je suis conscient de mon état et inconscient pour continuer. La raison aurait voulu que je stoppe, mais est-ce bien raisonnable de courir 42,2 km... ? J&#39;ai des dizaines de couteaux plantés dans les cuisses et les mollets, et que dire des tendons ? Enfin la délivrance… dernier rond-point…Ha merde, encore 200 mètres ! mon amour me prend la main pour les dernières foulées, photo finish où vous pouvez constater la différence évidente entre mon état et le sien, cela se passe de commentaire. Médaille, retrait des puces, et envie de vomir, faible, très faible, trop au goût de Mô qui me propose d&#39;aller voir la croix rouge. Je refuse, me persuade que ça va passer, mais au contraire, je suis en hypoglycémie très nette, des bourdonnements plein la tête, là vraiment je ne suis pas bien du tout. J&#39;obtempère aux injonctions très sages de ma chérie et me voilà sous la tente des secours pour un bilan désastreux, encore pire qu&#39;à Albi. Assis, je suis pris en charge avec la seule médication de circonstance, le sucre….3 ou 4 morceaux plus tard, me voilà de nouveau debout, incapable de marcher dignement. Le téléphone sonne, c&#39;est Fred qui vient aux nouvelles, puis c&#39;est au tour de Baltha, qui me demande &#34; vous êtes là dans combien de temps. ? &#34; je lui réponds &#34; 15 minutes &#34;, il m&#39;en faudra plus de 30 pour parcourir les 300 mètres avant de les retrouver. Je ne peux pratiquement plus marcher, j&#39;ai froid, pas faim, pas bien je suis, mais je l&#39;ai fait. Faut-il être bourrin pour s&#39;infliger une telle épreuve, une telle souffrance volontairement. Pourquoi.. ??, Je ne sais pas, la fierté de l&#39;avoir fait sûrement et d&#39;avoir piétiné les rues pavées des plus belles avenues du monde. Ah oui, j&#39;ai amélioré mon temps de 3 minutes, tant de souffrance pour si peu, mais cela reste vraiment très secondaire. Merci mon amour de m&#39;avoir soutenu, je saurai te remercier à ma façon…. !!!  Lolo&#60;/center&#62;&#60;br&#62;&#60;/b&#62;</description>
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  <title>Marathon d&#39;Albi 2005</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;center&#62;&#60;b&#62;9 semaines de préparation, 3 ans de course à pied et enfin le rêve de participer à cette course est proche. Le plan récupéré sur le forum a été mis en pratique à la lettre. 3 entraînements par semaine, du fractionné, du seuil, de l&#39;endurance, bref, la panoplie complète du futur Marathonien. Et l&#39;alimentation, parlons en de l&#39;alimentation, sur la dernière semaine, pas d&#39;alcool, des pâtes et des protéines donc, du sérieux quoi. Petit bémol, une bonne allergie attrapée 4 semaines avant, impossible de s&#39;en débarrasser sans cortisone....mais l&#39;envie de se taper cette course coûte que coûte. Alors rien ne nous arrêtera. Voici notre petite histoire rien qu&#39;à nous, telle que nous l&#39;avons vécue.................&#60;/center&#62;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;</description>
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  <category>Pas de repos pour les braves</category>
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  <title>Le CR de Lolo</title>
  <description>&#60;b&#62;Bon, c&#39;est Lolo qui ouvre  le bal du compte rendu..&#60;br&#62;&#60;br&#62;Alors, que dire de ce premier marathon si ce n&#39;est que nous sommes bien tous différents devant l&#39;effort……je m&#39;explique………&#60;br&#62;&#60;br&#62;Samedi, arrivée à Albi en fin d&#39;après midi, prise de nos quartiers dans un petit hôtel et plein centre du vieil Albi. Retrait des dossards et visite rapide du très beau centre ville aux rues étroites et inquiétantes, une impression de revenir 200 ans en arrière. Le soir, repas entre amis avec comme beaucoup de nos voisins de table une bonne ration de pâtes, là nous savons que nous sommes entre coureurs et que demain nous allons souffrir, enfin quand je dis souffrir, je ne crois pas si bien dire, mais je m&#39;expliquerai plus tard…..repas fini, nous passons près d&#39;un bar ou 2 jeunes musiciens distillent quelques morceaux de Jamiroquai et autre Sting d&#39;une façon fantastique, Mô me rappelle par ses bâillements qu&#39;elle voudrait bien aller se coucher, je m&#39;exécute. Un quart d&#39;heure après nous sommes au lit,  Mô s&#39;endort du sommeil de l&#39;enclume alors que moi je m&#39;enfonce dans une douce torpeur paisiblement. Minuit trente, mon portable nous réveille avec un joli « vous avez un message », Mô sursaute et me pourrit la gueule de n&#39;avoir pas éteint ce maudit téléphone…..personne ne se lève, on verra le message plus tard…………Dimanche, debout 6h00, vérification du SMS, merci Fred pour tes encouragements, mais à minuit trente on t&#39;a maudit héhéhéhé……déjeuner 6h30 où je m&#39;en reprends une couche pour mon téléphone, « encore merci Fred », retour à l&#39;hôtel en passant devant la magnifique et grandiose cathédrale d&#39;Albi où nous prenons quelques photos dans une ville déserte. Préparation, équipement et check point…nous sommes prêts pour notre course. Ligne de départ, du monde, de la musique et un temps idéal, couvert, frais mais pas trop et pas un souffle de vent…..Pan….c&#39;est le départ. Nous avons calculé que pour le terminer en 4h00, il va nous falloir être en 5.41 au kilomètre, GPS au poignet, on trottine tranquillement sous les applaudissements de la foule et des coureurs du 10km qui partiront 15 minutes après nous. Passage au 5 kilomètres avec très peu de retard sur notre temps prévu mais nous n&#39;accélérons pas et restons avec une foulée tranquille, premier ravitaillement, éponge et on se dirige vers le 10 kilomètres. Second ravitaillement, nickel une vraie balade de santé, paysage splendide, la campagne, les gorges du Tarn et son fleuve qui serpente paisiblement sans bruit. 11ème kilomètre les coureurs du semi nous abandonnent en nous laissant bien seul… Au 13ème km nous entrons dans un tunnel de 950 mètres, étroit, très sombre, étrange sensation que ce tunnel où il nous faut quelques minutes pour s&#39;adapter à la pénombre et voir la route un peu mieux, envie de sortir vite de ce piège et en même temps une impression de protection, un second tunnel de 400 mètres nous attend un peu plus loin, finalement c&#39;est agréable le bruit de notre foulée amplifiée par ces murs épais et humides, enfin la lumière, c&#39;est le bout du tunnel, enfin quand je dis le bout du tunnel…….15ème km, ravito, éponges pour le moment, rien de bien méchant, nous avons 3 minutes de retard sur nos prévisions, mais pas d&#39;inquiétude. Nous arrivons au 21ème km, demi tour et zou, nous revenons sur nos pas….Mô n&#39;arrête pas de faire l&#39;andouille ainsi que moi, peut être voulons nous exorciser ce qui nous attend. 25km, ravitaillement je m&#39;entends dire à ma belle, « une vraie balade de santé….. », la suite me donnera tort.  Au poste de contrôle, deux coureurs assis, avec une couverture sur les épaules nous regardent passer le regard vide de toute expression, Nous en parlons un peu et avançons quelques hypothèses sur leur échec alors qu&#39;à cet instant, nous entrons à nouveau dans le fameux tunnel. 29 km écrit à la bombe en plein milieu de cet endroit diabolique et oppressant. Enfin, la lumière et le 30èm km, ravito, et après un arrêt pipi, on repart tranquille…..1 km plus loin, deux autres coureurs arrêtent le camion des abandons. Encore plus loin, un autre coureur se tient la cuisse et peste, c&#39;est terminé aussi pour lui.  On se regarde avec ma chérie et je lui fais remarquer que nous n&#39;avons jamais fait une sortie aussi longue, elle me sourit, moi aussi, ce sera la dernière fois…………….31 km, mon mollet droit me tire un peu, puis en l&#39;espace de 1 km, je sens mes cuisses, et mes deux mollets se durcir, sensation d&#39;impuissance face à cette douleur qui n&#39;en fini pas de monter, je modifie ma foulée, tente de lutter, rien n&#39;y fait, les crampes arrivent, je ralentis à peine, que se passe t&#39;il, ne serait-ce pas le fameux mur dont tous parlent……En fait nous sommes a Albi, ville fortifiée, en fait de mur, c&#39;est un véritable rempart qui se dresse devant moi, et Mô qui n&#39;en finit pas de trottiner le sourire aux lèvres…. 32, 33, 34 km, je souffre atrocement, mes deux jambes sont contracturées à la limite de la rupture, j&#39;adapte ma vitesse en fonction de cet état, et toujours cette Mô qui me prend 10 mètres, fait demi tour, me tourne autour, me regarde souffrir impuissante, puis repart devant, revient……bref à l&#39;évidence elle est super bien et moi au plus mal…..35, 36, 37 km, je n&#39;avance plus, je suis en 5&#39;50, Mô ne tient plus, elle ne veut pas me laisser seul avec ma douleur, mais je sens bien qu&#39;elle veut partir devant, elle ne tient plus, le choix est difficile, je lui demande de ne pas m&#39;attendre, lui dis que moi je ne l&#39;aurais pas attendu, elle sait que c&#39;est faux mais fait semblant de me croire et je la vois s&#39;éloigner impuissant….le doute s&#39;installe doucement, et si, si je ne finissais pas…. !!!!....Je ne veux pas y croire, pas fais 9 semaines de prépa pour lâcher à 5 km de l&#39;arrivée……38, 39 km, ravito, je prends mon MP3 et je m&#39;enferme dans une bulle bercé par cette musique qui me fait oublier la douleur presque 10 secondes, je m&#39;en veux d&#39;être dans cet état, que m&#39;arrive t&#39;il…. ??...Je pense à Mô qui doit être arrivée et suis fier de ma gazelle qui me donne une leçon…..40 km, je prends le temps de faire une photo du panneau, 41km, une coureuse s&#39;arrête, vomi, souffre, puis repart….. je suis seul face à mes doutes, vraiment seul mais il reste 1200 mètres, Lolo, lache pas maintenant, une dernière côte, la ville, les applaudissements, la voie du speaker au loin……Dernier virage, le chapiteau et Mô qui m&#39;attend pour m&#39;accompagner sur les 20 derniers mètres, j&#39;y suis, je finis, 42km195………..on s&#39;embrasse……et Mô qui sourit toujours……moi qui souffre, je ne peux pratiquement plus marcher, mes jambes ne sont que douleur, putain de mur qui a duré 11 km……j&#39;ai froid, faim, suis heureux d&#39;être là tout de même, et Mô qui sourit toujours, il me tarde de rentrer pour me reposer et me soigner………….Ce matin, assis dans mon fauteuil j&#39;écris ce CR, une page est tournée, nous sommes Marathoniens, une victoire sur nous-mêmes, dans la douleur pour moi, et Mô qui n&#39;en finit pas de me sourire…….que la vie est belle en ce lundi matin……&#60;/b&#62;</description>
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  <category>Pas de repos pour les braves</category>
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  <title>Le CR de Mô</title>
  <description>&#60;b&#62;Bon voilà, J-1, je prépare les affaires. Lolo travaille ce matin et nous partons dans l&#39;après-midi pour Albi, car nous dormons là-bas.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Vous savez tous que je commençais à baliser, un peu tendue, un peu nerveuse… bref, le stress de l&#39;inconnu. Nous avons Laurent et moi préparé ce marathon avec beaucoup de soin. Entraînement assez dur sur 9 semaines, alimentation et conseils de notre ami Fred. 3 voire, 4 entraînements par semaine avec 2 séances de qualité et 1 ou 2 d&#39;endurance. Je dis ça pour les rétracteurs qui pensent que Lolo l&#39;a pris par-dessus la jambe. Il s&#39;est entraîné avec moi, a mangé ce que j&#39;ai mangé et a vécu auprès de moi pendant ces semaines. Je voulais juste signaler ce fait, je referme la parenthèse.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Donc samedi, toujours fatiguée, peu d&#39;appétit et mal à la tête. Lolo me traîne jusqu&#39;à l&#39;hôtel du centre ville, 3ème étage. Pffffffffff, les escaliers de la mort, en colimaçon, je lui signale que ça me fatigue les jambes et que ce n&#39;est pas le moment. Il se moque de moi bien sûr. A la fin de la journée, je les monte à quatre pattes, moins difficile mais plus ridicule. La soirée entre amis de mon club d&#39;athlé et plutôt conviviale au restaurant du »Vigan »,  avec des pâtes  bien entendu. Nous plaisantons sur le « pas de sexe » ce soir, sinon gaffe aux perf… De toute façon moi je ne pense qu&#39;à une chose, c&#39;est me mettre au lit et dormir un max pour être en forme.  Bien dormir, bien manger, bien se reposer. Je voulais avoir toutes les conditions requises. La nuit a été interrompue par le portable de Lolo. Je l&#39;ai pourri car il ne l&#39;avait pas éteint. Fred ce n&#39;est pas ta faute, c&#39;est la sienne. J&#39;avais peur de ne pourvoir me rendormir.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Six heures, déjà, petit déjeuner difficile à avaler pour moi… le stress, toujours, sans doute. Puis nous nous préparons, le temps passe relativement vite surtout que Lolo décide de visiter Albi au petit matin (il a de ces idées parfois). Je râle un peu car je ne veux pas me fatiguer les petites gambettes. Et nous voilà au pied de la majestueuse cathédrale… et moi qui stresse, « allez viens, on rentre, on va louper le départ… ». Enfin l&#39;heure approche, on part rejoindre la ligne de départ où l&#39;on retrouve mes amis du club. Nous sommes 4 à faire le marathon pour la 1ère fois. Sur nos dossards et je ne l&#39;ai appris que par la suite, une étiquette orange fluo pour identifier les bleus. Un journaliste de la Dépêche du Midi est venu m&#39;interviewer, demain je serai peut-être citée. Je suis très tendue, j&#39;ai mal au rein, je m&#39;étire (je pense à Linda).&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le départ, déjà, je cours, ça y est l&#39;angoisse disparaît devant l&#39;action, plus de stress, maintenant il faut courir pendant plus de 42 bornes. Nous partons assez lentement, je suis toujours assez prudente, alors là, c&#39;est encore pire. Nous plaisantons avec les uns et les autres. C&#39;est un jeu entre Lolo et moi, nous vivons comme ça, nous plaisantons, c&#39;est un de nos moteurs, ça vous le savez. Les 10 premiers kms sont avalés tranquillou, avec un arrêt pipi pour monsieur (photo à l&#39;appui), les concurrents du semi rebroussent chemin et nous continuons notre route mythique… Les passages sous les tunnels sont fantastiques. Un autre monde, un peu comme un rêve, surréaliste. Très sombres, étroits, et la résonance de nos pas cadencés… Très étrange comme atmosphère. Je suis bien, peu de sensation de malaise alors que nous arrivons vers le semi. Nous n&#39;arrêtons pas de plaisanter avec les gendarmes et autres organisateurs. Il m&#39;arrive de demander le stand maquillage au ravitaillo, ça fait rire ceux qui me prennent pour une « barbie ». J&#39;ai besoin de ça, je fonctionne comme ça. Nous croisons les concurrents qui ont déjà fait le demi tour du semi, je leur souris, bêtement. Certains me rendent mon sourire, d&#39;autres sont concentrés sur leur course. Je reçois quelques encouragements des « anciens » qui voient ma bande fluo orange. 23ème kms, Lolo m&#39;enregistre et me demande mes impressions : « musculairement ça tient, c&#39;est plutôt les articulations des genoux qui commencent à être douloureuses ».  Mais dans l&#39;ensemble, je me sens plutôt bien, et à ce moment là, le doute s&#39;éloigne. Au 25ème km, je suis surprise de voir deux hommes assis, couverture sur les épaules, le regard vide. Je pense que je suis en bien meilleure forme et à ce moment là j&#39;ai un mental d&#39;acier. Je suis bien dans ma tête, je souris et plaisante toujours. Nous accélérons un peu l&#39;allure et nous doublons avant l&#39;entrée du tunnel mes deux collègues du club qui étaient parties plus vite. Je suis toujours aussi bien dans ma tête et cette nouvelle traversée dans le noir me rend euphorique. Je trouve ça génial, et j&#39;accélère. Nous passons le 29ème dans la pénombre, puis le bout du tunnel. Au ravitaillo du 30ème, le bus de ramassage commence sa collecte. Un homme devant nous lève le bras. Ca me fait un choc, car je n&#39;avais pas vu qu&#39;il était en difficulté. Puis un peu plus loin, encore un autre. Nous dépassons la camionnette. A l&#39;intérieur, des hommes abattus, n&#39;osant se regarder. Je pense très fort à eux. Je me dis, « c&#39;est donc ça le mur » et je fais un rapide bilan. Je n&#39;y comprends rien, je me sens bien, la douleur se gère, je suis dans une bulle. Un peu euphorique. Je ne m&#39;attarde pas sur mes douleurs, et je me rends compte que si j&#39;ai un certain rythme de course, celles-ci s&#39;apprivoisent. Comme une mécanique, qui, une fois lancée, ne craint pas le grain de sable. Alors je me dis qu&#39;il faut que je me méfie, que le mur est une réalité et qu&#39;il peut apparaître au bout d&#39;une foulée. Mais je n&#39;y crois pas vraiment. Je souris, je suis bien. Mais le grain de sable arrive là où je ne l&#39;attendais pas. Laurent commence à souffrir, je le vois, je le sens. Il me dit qu&#39;il commence à avoir très mal. J&#39;ai accéléré mais il ne peut pas suivre. Ma foulée est plus rapide, je  prends quelques mètres, suis trop loin, je fais demi tour, je ne sais comment faire. J&#39;essaie de ralentir et là toutes les douleurs reviennent. Je sens mes os s&#39;entrechoquer, mes orteils, mes genoux, mes reins. Une douleur partant de la fesse et descendant jusqu&#39;au ischio. Que faire ? Je ne suis bien que dans mon rythme, c&#39;est très étrange. Vers le 37ème Lolo me dit de partir. Qu&#39;il finira. Je le laisse. Ca ne se fait pas dans le monde des marathoniens. Mais j&#39;ai une envie irrésistible de courir. Je crois que je sécrète un truc anormal, je suis une machine, je m&#39;en rends compte, un peu. Je cours, vite, de plus en plus vite. J&#39;avale les kilomètres sans effort. Je remonte beaucoup de personnes qui n&#39;en reviennent pas de me voir si en forme. Je n&#39;en sais rien, je ne comprends pas non plus, je souris et remerciant gentiment sur mon passage lorsque l&#39;on m&#39;encourage. Un robot lobotomisé. C&#39;est tout ce que j&#39;ai trouvé comme explication. Vous allez trouver ça présomptueux mais je crois que s&#39;il y avait eu plus de km, je les aurai avalés aussi.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;arrivée… les spectateurs applaudissent. Oui, bon, je passe la ligne, je regarde le chrono 4H06. Bien, je repars dans l&#39;autre sens, en courant pour retrouver mon Lolo. Le haut parleur me demande de quitter le sas d&#39;arrivée, alors je sors des barrières, la puce au pied. Je me fais pourrir par les organisateurs qui viennent me récupérer pour la rendre. Grrrr, pas de temps à perdre, je veux rejoindre Lolo. Ma puce n&#39;avait pas bipé alors faut que je repasse la ligne. Je le fais en sautillant comme une gamine. L&#39;organisatrice est hors d&#39;elle car je lui ai décalé son classement. Je repasse en 4H10. Après les formalités d&#39;arrivée, tee-shirt et vin je peux enfin repartir. Je cours donc de nouveau en sens inverse, et là JE LE VOIS. Il  a réussi. Je le rejoins et repasse pour la 3ème fois la ligne d&#39;arrivée. Nous sommes marathoniens.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Que dire ? C&#39;est vrai que je ne réalise pas trop. Il ne me semble pas avoir fait quelque chose d&#39;extraordinaire. Sans doute n&#39;ai-je pas été au-delà de moi-même. Je n&#39;ai aucun mérite. J&#39;admire ceux qui ont souffert et qui l&#39;on finit. Je t&#39;admire Laurent. Et merci, grâce à toi, j&#39;en suis là. Tu me donnes la confiance qu&#39;il me manquait.  Moi, j&#39;ai juste couru.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Marlène/Mô&#60;br&#62;&#60;br&#62;PS : anecdote du repas. Nous avons déjeuné à côté d&#39;un jeune homme qui m&#39;a demandé si je ne faisais pas partie du forum courseapied.net.  Le monde est petit n&#39;est-ce pas Ludo Runner ?&#60;/b&#62;</description>
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  <category>Pas de repos pour les braves</category>
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  <title>Repas chez Gigi et Etienne</title>
  <description>&#60;b&#62;&#60;i&#62;Un grand merci à Gigi et Etienne pour ce repas gargantuesque...il va nous falloir courir pour éliminer maintenant, mais nous ne regrettons rien......&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;</description>
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